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QUELQUES SITES HISTORIQUES OU ORIGINAUX À BREGILLE

LE FORT DE BEAUREGARD

(1791/1870) - Altitude 314 mètres.
Il est situé au nord-est de la Citadelle sur la croupe Beauregard du mont Bregille, au-dessus de la rue des Fontenottes. Ce lieu est chargé d'histoire. Ne dit-on pas que Crocus, roi des Vandales, y aurait campé vers l’an 400 avec ses hordes de pillards d’où son nom « mont Vandalarum » puis mont Mandelier. Louis XIV et sa suite s’y installèrent le 20 mai 1674 pour assister à l’attaque de la Citadelle. A 10 heures une salve d’artillerie suivie d’un lancer de fusée en donna le signal.

Inachevée en 1814, occupée par les Autrichiens, la lunette fut reprise par les « grognards » et les « Marie-Louise » du général Marulaz. Les travaux reprirent sous la Restauration pour se terminer en 1831, tandis que différents projets de 1817 à 1834 étaient élaborés pour améliorer l’édifice. L’acquisition en 1841 de nouveaux terrains permit de construire de 1845 à 1870 le fort tel qu’il apparaît aujourd’hui.

LE FORT DE BREGILLE

LE FORT DE BREGILLE (1820/1832)
 

Le fort de Bregille, de son nom officiel fort Morand, est une fortification militaire située à 446 mètres d'altitude au sommet de la colline de Bregille, à Besançon. Construit de 1820 à 1832, ce fort occupe un site stratégique du quartier de Bregille surplombant et protégeant la vieille ville de Besançon auparavant vulnérable, avec le fort Beauregard. Il remplace un ouvrage militaire basique établi à la fin du XVIII ième siècle, et jugé obsolète notamment à cause de sa prise par l'ennemi en 1814. Quasiment inutilisé militairement de sa création à nos jours, excepté à une occasion durant la Seconde Guerre mondiale, l'édifice accueille aujourd'hui une fourrière animale pour la SPA et pour la police municipale. Ses alentours sont un lieu de promenade privilégié pour les bisontins en recherche de verdure et d'un large panorama sur la capitale comtoise.
Source : Wikipédia.

LE CHATEAU DE LA JUIVE

En 1956, Guy des Cars choisit de résider au Château de la Juive pour y écrire son roman.

HISTOIRE DU CHATEAU DE LA JUIVE

Le château de Clemetigney, plus connu sous le nom de château de la Juive est l'une des plus remarquables demeures particulières de Besançon. Le bâtiment de base a été construit à une date inconnue, mais les premières traces à son sujet remontent à la fin du XVIII ième siècle, avant que la puissante famille juive Lippman n'en devienne propriétaire. Leur descendante, Léonie Allegri, demande à l'architecte franc-comtois Alphonse Delacroix de la transformer en un véritable château. Entre 1850 et 1870, il donne naissance au bâtiment tel qu'on le connait aujourd'hui, avec son style gothique et son échauguette caractéristique. Le dynamisme de la propriétaire donne à la demeure son surnom toujours actuel, le Château de la Juive. Par la suite, l'édifice change de main et devient un hôtel-restaurant réputé pour sa gastronomie de qualité et ses décors remarquables, gagnant une réputation nationale et attirant des célébrités. Cependant, cette vocation se termine au début des années 2000, lorsque le dernier chef cuisinier meurt, le château retrouvant, depuis lors, une fonction purement résidentielle.

Le château de la Juive est construit sur un terrain qui appartenait, dès 1248, au chapitre de Sainte-Madeleine. Il se dresse tout au bout du Mont de Bregille, face au château de Montfaucon, engoncé au sein d'un parc boisé. Le premier propriétaire connu est Monseigneur de Fresnoy en 1780. Ce personnage était le seigneur de terres en Picardie, et sera le dernier seigneur de la commune, puisqu'il se fera élire maire sous le nom de Defresnoy. Dans les premiers cadastres, en 1835, l'édifice apparaît comme propriété de M. Mayer Lippman. Les trois frères Lippman (originaires du Bas-Rhin) s'installent à Besançon, dont Mayer et Alphonse désignés comme marchands de montres. Mayer Lippman, alors connu comme le juif le plus riche de la cité, fait de ce bâtiment sa maison de campagne, puis la décore et la meuble richement selon la mode de l'époque. Il se marie à Babette Lévy dont il a quatre enfants : Alfred (négociant à Marseille), Auguste (banquier à Paris), Nathalie et Dina. Cette dernière, mariée au banquier parisien Bénédicte Allegri, meurt après avoir donné naissance, en 1827, à Reine Précieuse Léonie Allegri. C'est elle qui sera surnommée la Juive et qui laissera son surnom à la demeure. Mayer Lippman décède en 1849 et est enterré au cimetière israélite de la ville, laissant un héritage considérable.

La maison de campagne avec ses neuf hectares revient alors à Baruch Allegri, veuf de Dina Lippman. Mais les biens que contient le bâtiment n'ont pas d'héritiers, et sont donc vendus aux enchères : tout le mobilier somptueux est dispersé. Baruch Allegri dote sa fille Léonie de la demeure, lors de son mariage avec Paul Félix Bernheim. Ce couple fortuné vit entre Paris et le château, durant toute leur existence. Léonie Allegri charge alors l'architecte Alphonse Delacroix de remodeler complètement la maison de campagne, et en fait un véritable château de style gothique. Paul Bernheim décède à la propriété, en 1858, à l'âge de 35 ans, et sa veuve se remarie cinq ans plus tard avec Charles Déodat, comte de Turenne, descendant de Louis XIV. Le mariage suscite l'attention car l'union entre une juive et un catholique nécessite une dispense du pape en personne. Au décès de Charles Déodat, en 1870 à l'âge de 37 ans, Léonie Allegri devient veuve pour la seconde fois, et vit alors surtout dans la capitale française, sans pour autant délaisser le château. Sa fille Henriette y meurt en 1883, avant que Léonie ne meure à son tour à Paris en 1904, laissant ainsi l'édifice à sa fille ainée Aimée-Marguerite. Aimée-Marguerite, vivant principalement à Paris, séjourne parfois dans le château. Cependant, la Première Guerre mondiale met un terme à ses voyages entre la capitale et Besançon, d'autant plus que le Caporal Louis Varotte du 227 ième régiment d'infanterie, est tué en 1916 ; il avait 34 ans et était cultivateur, fermier du Château de la Juive avec son épouse Marie-Louise. Sa fille Camille qui avait tout juste un an a été adoptée par la Nation. La mort du fermier porte ainsi un coup fatal à l'exploitation agricole du domaine.

En 1919, le château devient la propriété d'Élie Fourcasse, qui en fait sa maison de campagne ; fils d'ouvrier en horlogerie dans le Petit Battant il devient monteur de boîtes pour montres. Le nouveau propriétaire n'hésite pas à vendre la collection d'armes du château, probablement originaire du temps des Turenne, empochant ainsi plus de deux fois le prix d'achat du bâtiment. Sa fille Berthe reçoit en dot le domaine lors de son mariage en 1921, mais l'édifice en mauvais état sera finalement revendu, en 1926, à Joseph Périat. Ce dernier, d'origine suisse, chef cuisinier à la cour royale d'Angleterre, décide d'aménager un restaurant au sein du château. La notoriété du domaine dépasse alors largement la région, grâce aux talents culinaires de son propriétaire, mais également avec le décor exceptionnel qui accompagne le repas des hôtes. Malgré tout, il se résout à vendre le château à Alain Gerber, en 1939, suite à des problèmes récurrents de santé. Il vend également le fonds du restaurant la même année, à Henri Nussbaum. Durant la Seconde Guerre mondiale, Henri Nussbaum tente de maintenir la réputation du château, malgré les restrictions de plus en plus pesantes. En 1948, Alain Gerber, toujours propriétaire du domaine, décide de le vendre pour la somme de deux millions de francs à un couple de cultivateurs, Francine et Camille Barthot-Malat. La ferme est louée à Henri Converset à partir de 1937. Camille Barthot-Malat cède le château en 1955 ainsi que son parc de 1,25 hectare à René Gavet et sa femme Myriam, et le fonds d'hôtellerie l'année suivante.

René Gavet, réputé comme un excellent chef-cuisinier, redonne au château sa réputation d'antan. Il le restaure avec son épouse et ses deux filles, et rouvre le restaurant avec une hôtellerie. De nombreuses personnalités forment sa clientèle, notamment Georges Bidault, Tino Rossi, Marie-José de Belgique ou encore Johnny Hallyday. Des spécialités franc-comtoises typiques y sont servies, comme la saucisse de Morteau ou la truite au vin jaune et morilles. L'écrivain Guy des Cars y séjourne à demeure en 1956, pour écrire son roman intitulé Le Château de la Juive, inspiré par ce lieu. Louis Néel y apprend son obtention du prix Nobel de physique en octobre 1970. Le restaurant ferme définitivement ses portes après la mort de René Gavet en 2002. Le château est alors mis en vente à partir de 380 000 € et depuis, plusieurs propriétaires s'y sont succédés.

(Source Wikipédia)

LES FOURS A CHAUX

FONCTIONNEMENT DES FOURS À CHAUX

Les fours à chaux étaient d'imposants fours, de forme cylindrique et avaient une large paroi intérieure le plus souvent revêtue de briques. Grâce à la pierre calcaire qui était réduite en petits morceaux, on pouvait réaliser de la chaux. Le four était alimenté par son ouverture située en haut (appelée le gueulard) dont une rampe permettait le plus souvent l'accès. Les chaufourniers alternaient les lits de pierre et de charbon pour le remplir au maximum, et du bois était apporté au pied du bâtiment pour assurer la mise à feu. Le chaufournier devait alors toujours maintenir une température entre 800 et 1 000 °C tout en gardant le four rempli au maximum en le réapprovisionnant en pierre calcaire et devait également entretenir le feu. Une fois la cuisson faite, la chaux était récupérée grâce à une ouverture basse du four appelée l'ébraisoir. La chaux vive était alors éteinte dans une fosse adjacente à l'aide d'une grande quantité d'eau, le plus souvent à l'aide de canalisations provenant d'une rivière voisine. La chaux éteinte était par la suite placée dans des barils avant d'être utilisée en maçonnerie.
(Source : Wikipédia)

BREF HISTORIQUE DES FOURS À CHAUX DE CHALEZEULE

L'histoire de la chaux à Chalezeule remonte au moins au XIIieme siècle et était alors l'activité économique essentielle dans le village, ce dernier ayant même pris le nom de Calisola, dérivé du mot chaux à cette époque. Dès 1844, la pierre calcaire était extraite pour fabriquer au lieu-dit des Maurivelles et servait aux agriculteurs de la région. C'est en 1864 que Pierre Bertin, artisan-chaufournier du village, est autorisé à construire deux fours destinés à préparer la chaux. L'édifice servira également à approvisionner les chantiers des quais du Doubs à Besançon, alors en pleine construction, la matière principale du maçonnage des pierres étant le mortier. Les deux fours fonctionnaient en alternance, l'un en juillet et l'un en août et une dizaine de chaufourniers y travaillèrent pendant la construction des quais Veill-Picard et de Strasbourg jusqu'en 1881, pour un salaire quotidien moyen de 3,50 Francs. Un problème de main d'œuvre aurait fait cesser l'activité des fours vers 1914, et ceux-ci furent abandonnés après la guerre. Plusieurs raisons furent évoquées pour expliquer cet abandon, comme un possible litige entre le propriétaire des fours à chaux et la commune de Chalezeule, une concurrence accrue avec les chaufourniers du Jura et de Bourgogne ou encore peut-être à cause de l'utilisation nouvelle du ciment. L'eau utilisée pour éteindre la chaux vive était amenée par des canalisations venant du Doubs, dont on a retrouvé la plate-forme près du château de la juive. Les fours de Besançon-Chalezeule ont été restaurés en 1997 par l'association Calisiola, et ne sont pas inscrits aux monuments historiques.
(Source : Wikipédia)

LA GROTTE DU RENARD

La grotte du renard est située non loin du belvédère de Clemetigney, dans le bois en contre-bas d'un sentier.
L'accès est caché par des bosquets de buis épais

LE BELVÉDÈRE DU CHÂTEAU DE LA JUIVE